… et aussi pour pérenniser les « Cocktails de Lectures » tels qu’on les pratique à Saint-Cyr

•16 mars 2010 • Commentaires fermés sur … et aussi pour pérenniser les « Cocktails de Lectures » tels qu’on les pratique à Saint-Cyr

Tous les ans, le centre de documentation du centre hospitalier de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or organise un « Cocktail de Lectures » où chacun peut lire en public le passage d’un livre de son choix, afin de faire partager le plaisir d’une lecture…

Dans le même esprit, ce blog pourrait notamment être un espace d’échanges et de réflexions à propos d’ouvrages, ou d’autres médias (photos, tableaux, vidéos) ayant un intérêt pour nos pratiques. Discussions et commentaires sont les bienvenues !

Chers lecteurs,
En raison d’une restructuration du service de documentation, ce service d’information ne peut plus être mis à jour régulièrement.
Nous espérons que cette suspension pourra être rétablie au plus vite.
La Responsable du service de documentation
(Janvier 2017)

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Les experts

•6 mars 2016 • Laisser un commentaire

Canard enchaîné 2-09-2015

Illustration de l’article « Le ministère de la Justice champion du travail au noir »  tiré du Canard enchaîné du 02/09/2015

Pour ceux que le sujet intéresse, un résumé des derniers rebondissements autour de cette affaire dans un billet du Dr Daniel ZAGURY :

L’expertise et les praticiens du service public : le coup de grâce

à lire dans le blog de Jean-Pierre Rosenczveig :
Sans experts la justice est nue

Eros et Thanatos

•28 novembre 2015 • Un commentaire

Patri-érotismeUne illustration et une petite phrase en exergue de ce billet.

L’illustration, une photo publiée sur le site du Monde.fr associée à un article intitulé « La jeunesse s’empare des symboles républicains ».

Un acte de patri-érotisme, suis-je tenté de dire, que je trouve personnellement bienvenu en réponse à la haine et la barbarie.

La petite phrase : « Une pulsion… Je ne sais pas comment l’expliquer… ». Elle est extraite d’un entretien du vendredi 27 novembre avec une adolescente admise la veille dans le service de pédiatrie de l’hôpital de Villefranche suite à une tentative de suicide par intoxication médicamenteuse volontaire.

Bien évidemment, il serait extrêmement réducteur de considérer que le passage à l’acte de cette jeune fille de 15 ans déjà hospitalisée plusieurs fois pour le même motif ou pour des scarifications résulte purement et simplement d’une pulsion de mort qui serait à l’œuvre chez elle.

De même pour les très nombreux adolescents qui nous sont adressés pour des tentatives de suicide : plus de 40 hospitalisations pour des gestes suicidaires depuis le début de l’année 2015, fort heureusement dans la très grande majorité des cas sans conséquence au plan somatique, et pas moins de 6 dans la semaine qui a suivi ce bien triste vendredi 13, sans toutefois qu’un lien direct puisse être établi dans ces cas entre les événements tragiques de Paris et l’histoire personnelle de ces adolescents.

L’actualité nous fournit malheureusement trop souvent l’occasion de nous repencher sur cette notion freudienne de Pulsion de mort : « exécution », « attentat », « kamikaze » deviennent des mots familiers au fil des bulletins d’information qui rythment nos journées.

La notion de pulsion de mort est exposée par Freud dans son essai « Au-delà du principe de plaisir », paru en 1920. Sans être en mesure d’entrer dans toutes les subtilités de la théorie psychanalytique, il suffit de signaler que l’émergence de cette notion est consubstantielle d’un profond remaniement de la pensée freudienne. Le contexte historique n’est pas à négliger puisque ce remaniement survient au lendemain de la première guerre mondiale, un conflit qui a fait des millions de morts et de blessés.

Le lien entre ce contexte et les réflexions sur un « Au-delà du principe de plaisir » semble attesté par le premier exemple choisi par Freud pour justifier l’existence de la pulsion de mort, à partir de la description des névroses traumatiques que ce premier conflit mondial a provoquées à grande échelle. Jusque-là, Freud avait mis l’accent sur la libido, la sexualité, le principe du plaisir même si celui-ci venait à être tempéré par le principe de réalité. L’interprétation des rêves pouvait se ramener à l’expression déguisée d’un désir inconscient.

Or dans les névroses traumatiques, ce que nous appelons aujourd’hui l’état de stress post-traumatique, les cauchemars font revivre de façon répétée la scène traumatique et l’angoisse qui l’accompagne. Cette compulsion de répétition qui constitue en quelque sorte la marque de fabrique de la pulsion de mort ne pouvait de toute évidence se rapporter à un désir refoulé et imposait la reconnaissance d’une composante négative, venant en opposition à la pulsion de vie.

La secLe fils de Saulonde guerre mondiale et ses abominations viendront attester une nouvelle fois à l’échelle de l’humanité de la force de cette pulsion de mort.

Le film actuellement à l’affiche, « Le fils de Saul », primé au festival de Cannes, est absolument saisissant à cet égard. Il peut être conseillé d’aller le voir à la condition d’assortir ce conseil d’une mise en garde : il est préférable de n’être pas trop mal dans sa tête, d’avoir le cœur bien accroché et de ne pas craindre d’être remué au plus profond de ses tripes à la vision de ces images terribles. Il paraît en effet difficile de ne pas ressortir profondément ébranlé à l’issue de la séance.

Pour revenir à des considérations cliniques plus quotidiennes au sein du service de pédiatrie, la vision des jeunes anorexiques décharnés, squelettiques qui nous sont de plus en plus fréquemment adressés nous renvoie également à cette pulsion de mort (le masculin est requis quoique les cas habituels d’anorexie concernent les jeunes filles dans la mesure où nous avons eu récemment à prendre en charge un jeune garçon). De fait, leur état physique est le plus souvent très préoccupant au moment de l’admission dans le service ou dans les premiers temps de l’hospitalisation, le pronostic vital pouvant être rapidement engagé en l’absence de mesure de ré nutrition sous surveillance médicale étroite.

Autre vaste domaine pour lequel la pédiatrie se trouve de plus en plus sollicitée, celui que de façon très générale on peut ranger sous la rubrique des « Troubles des conduites ». Le rapprochement avec la pulsion de mort tient dans ces cas à la violence dirigée contre les autres ou contre soi-même, aux conduites à risque, à la rupture des liens avec la famille en premier lieu et avec la société de façon plus générale.

Le recours aux Urgences pédiatriques est en effet de plus en plus fréquent pour des enfants ou des adolescents qui présentent des crises d’agitation et des comportements agressifs. La répétition est habituelle dans ces situations et, élément particulièrement inquiétant, rien ne semble en mesure d’enrayer la dérive de ces jeunes : déscolarisation, conduites dyssociales, toxicomanie, fugue, violences et autres passages à l’acte…

Ont beau être mobilisés les différents professionnels – psychiatre, psychologue, assistante sociale, éducateur, enseignant… – et les différentes institutions, – éducation nationale, secteur sanitaire avec les CMP et les services hospitaliers spécialisés, secteur médico-social et ses établissements de type SESSAD ou ITEP, services sociaux avec ses mesures éducatives et ses mesures de placement, justice avec les Juges des enfants et les services qui en dépendent, voire les forces de police ou de gendarmerie, rien n’y fait.

Ces comportements déviants peuvent s’observer chez des adolescents de plus en plus jeunes, dès 12-13 ans, chez les garçons comme chez les filles. Quel avenir pour eux ? Leur fragilité psychologique ne risque-t-elle pas d’en amener certains, un jour prochain, à commettre l’irréparable, sous l’influence de quelqu’autre fanatique ?

Une jeune lycéenne a récemment été admise dans le service après s’être vantée auprès de ses camarades d’être prête « à mourir pour Daech » tout en ajoutant « Je nique la France », ce qui dans le contexte actuel, tout le monde peut en convenir, est particulièrement mal venu et ce qui lui a valu une mesure d’exclusion de son établissement scolaire. Simple provocation de sa part sans doute, mais qui interroge.

Que peut apporter le service de pédiatrie pour ces adolescents suicidaires, ces anorexiques, ces jeunes aux conduites déviantes ? Peu et beaucoup à la fois, sans doute… Retisser des liens, ré insuffler du plaisir, de la légèreté, un peu d’humour… ré injecter de la vie en somme.

Les neurosciences expliquées aux enfants (et aux plus grands… )

•27 juin 2015 • Un commentaire

Vice-versa

Les critiques sont unanimement bonnes à propos de ce nouveau film de Pixar.

Pour n’en citer qu’une, celle de Cécile Mury dans Télérama : « Sous ses allures de divertissement allègre et limpide, sous la brillante texture bonbon des images, se révèle un vrai grand film ambitieux, émouvant et perspicace, sur la construction de l’identité ».

Pas moins !

Il est également loisible de se référer à la chronique du 24/06/2015 de Caroline Eliacheff sur France-Culture : « En 2015, au moment de la sortie, personne n’a insisté sur cet aspect jugé peu commercial mais à distance, une fois le succès planétaire assuré, ce film a été considéré comme la première représentation animée du psychisme humain, vu beaucoup à travers les neurosciences et encore un peu à travers la psychanalyse, le tout, à destination du grand public ».

On y retrouve en effet bien des notions développées par les neuroscientifiques au cours de ces dernières années avec en particulier une figuration de la plasticité cérébrale. Le rôle primordial des émotions et de la mémoire, l’importance des premières interactions dans la constitution du psychisme y sont bien soulignés… Il y est même fait référence à la notion freudienne un peu plus datée de subconscient.

Comme quoi, neurosciences et psychanalyse peuvent parfois cohabiter en bonne intelligence… Je vous renvoie sur ce thème à quelques écrits personnels (déjà un peu datés eux-aussi)

Agenda culturel

•7 mai 2015 • Laisser un commentaire

Lectures, rencontres, débats…

Présentation_Livre

Jacques DILL & Marcel SASSOLAS
pour une rencontre autour de l’ouvrage
Douze rencontres en terrain psychotique
paru aux éditions Erès – 2015

Lundi 11 mai 2015 à 19h00

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Présentation_Livre1

Jean-Jacques RITZ
pour une rencontre autour de l’ouvrage
Le petit Freud illustré
paru aux éditions de l’Opportun – 2015

Jeudi 4 juin 2015 à 19h00

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LIEULe bal des ardents – 17 rue Neuve – 69001 Lyon – 04 72 98 83 36 –  baldesardents@gmail.com

Pour en savoir plus : cliquez ici 

Corps et graphisme – Jean Broustra

•5 mai 2015 • Laisser un commentaire

Image_Corps_et_graphisme

 

Prochaine parution :

CORPS ET GRAPHISMES
Un livre de 140 pages de plus de 200 photographies et un DVD
Auteur : Jean BROUSTRA
Préface de Claude STERNIS
Ed. Scriptures

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Jean Broustra raconte une expérience de 25 ans dans des ateliers thérapeutiques au centre hospitalier de Libourne et dans des dispositifs de formation en France et en Europe.
Il décrit de nombreuses situations référées à de photos et à des séquences filmées en 1995 par la réalisatrice Annie Coudert.

Pour en savoir plus : Bon de souscription

La société du burn out / France Inter – La Tête au Carré

•5 mai 2015 • Laisser un commentaire

Image_BurnOut

« Suivez mon regard »

•2 avril 2015 • Laisser un commentaire

« EXPOSITION du 3 au 30 avril 2015 »

Oeuvres de patients et soignants du Centre Hospitalier de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or

Image_expo

Vernissage et visite guidée vendredi 3 avril à 18h30

 

Lieu de l’expo :
Centre Culturel Aqueduc

59, chemin de la Liasse
69570 Dardilly
04-78-35-98-03

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.Pour en savoir plus : Mailing_Suivez_mon_regard_Dardilly_Avril2015