… et aussi pour pérenniser les « Cocktails de Lectures » tels qu’on les pratique à Saint-Cyr

Tous les ans, le centre de documentation du centre hospitalier de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or organise un « Cocktail de Lectures » où chacun peut lire en public le passage d’un livre de son choix, afin de faire partager le plaisir d’une lecture…

Dans le même esprit, ce blog pourrait notamment être un espace d’échanges et de réflexions à propos d’ouvrages, ou d’autres médias (photos, tableaux, vidéos) ayant un intérêt pour nos pratiques. Discussions et commentaires sont les bienvenues !

Chers lecteurs,
En raison d’une restructuration du service de documentation, ce service d’information ne peut plus être mis à jour régulièrement.
Nous espérons que cette suspension pourra être rétablie au plus vite.
La Responsable du service de documentation
(Janvier 2017)

Les experts

Canard enchaîné 2-09-2015

Illustration de l’article « Le ministère de la Justice champion du travail au noir »  tiré du Canard enchaîné du 02/09/2015

Pour ceux que le sujet intéresse, un résumé des derniers rebondissements autour de cette affaire dans un billet du Dr Daniel ZAGURY :

L’expertise et les praticiens du service public : le coup de grâce

à lire dans le blog de Jean-Pierre Rosenczveig :
Sans experts la justice est nue

Eros et Thanatos

Patri-érotismeUne illustration et une petite phrase en exergue de ce billet.

L’illustration, une photo publiée sur le site du Monde.fr associée à un article intitulé « La jeunesse s’empare des symboles républicains ».

Un acte de patri-érotisme, suis-je tenté de dire, que je trouve personnellement bienvenu en réponse à la haine et la barbarie.

La petite phrase : « Une pulsion… Je ne sais pas comment l’expliquer… ». Elle est extraite d’un entretien du vendredi 27 novembre avec une adolescente admise la veille dans le service de pédiatrie de l’hôpital de Villefranche suite à une tentative de suicide par intoxication médicamenteuse volontaire.

Bien évidemment, il serait extrêmement réducteur de considérer que le passage à l’acte de cette jeune fille de 15 ans déjà hospitalisée plusieurs fois pour le même motif ou pour des scarifications résulte purement et simplement d’une pulsion de mort qui serait à l’œuvre chez elle.

De même pour les très nombreux adolescents qui nous sont adressés pour des tentatives de suicide : plus de 40 hospitalisations pour des gestes suicidaires depuis le début de l’année 2015, fort heureusement dans la très grande majorité des cas sans conséquence au plan somatique, et pas moins de 6 dans la semaine qui a suivi ce bien triste vendredi 13, sans toutefois qu’un lien direct puisse être établi dans ces cas entre les événements tragiques de Paris et l’histoire personnelle de ces adolescents.

L’actualité nous fournit malheureusement trop souvent l’occasion de nous repencher sur cette notion freudienne de Pulsion de mort : « exécution », « attentat », « kamikaze » deviennent des mots familiers au fil des bulletins d’information qui rythment nos journées.

La notion de pulsion de mort est exposée par Freud dans son essai « Au-delà du principe de plaisir », paru en 1920. Sans être en mesure d’entrer dans toutes les subtilités de la théorie psychanalytique, il suffit de signaler que l’émergence de cette notion est consubstantielle d’un profond remaniement de la pensée freudienne. Le contexte historique n’est pas à négliger puisque ce remaniement survient au lendemain de la première guerre mondiale, un conflit qui a fait des millions de morts et de blessés.

Le lien entre ce contexte et les réflexions sur un « Au-delà du principe de plaisir » semble attesté par le premier exemple choisi par Freud pour justifier l’existence de la pulsion de mort, à partir de la description des névroses traumatiques que ce premier conflit mondial a provoquées à grande échelle. Jusque-là, Freud avait mis l’accent sur la libido, la sexualité, le principe du plaisir même si celui-ci venait à être tempéré par le principe de réalité. L’interprétation des rêves pouvait se ramener à l’expression déguisée d’un désir inconscient.

Or dans les névroses traumatiques, ce que nous appelons aujourd’hui l’état de stress post-traumatique, les cauchemars font revivre de façon répétée la scène traumatique et l’angoisse qui l’accompagne. Cette compulsion de répétition qui constitue en quelque sorte la marque de fabrique de la pulsion de mort ne pouvait de toute évidence se rapporter à un désir refoulé et imposait la reconnaissance d’une composante négative, venant en opposition à la pulsion de vie.

La secLe fils de Saulonde guerre mondiale et ses abominations viendront attester une nouvelle fois à l’échelle de l’humanité de la force de cette pulsion de mort.

Le film actuellement à l’affiche, « Le fils de Saul », primé au festival de Cannes, est absolument saisissant à cet égard. Il peut être conseillé d’aller le voir à la condition d’assortir ce conseil d’une mise en garde : il est préférable de n’être pas trop mal dans sa tête, d’avoir le cœur bien accroché et de ne pas craindre d’être remué au plus profond de ses tripes à la vision de ces images terribles. Il paraît en effet difficile de ne pas ressortir profondément ébranlé à l’issue de la séance.

Pour revenir à des considérations cliniques plus quotidiennes au sein du service de pédiatrie, la vision des jeunes anorexiques décharnés, squelettiques qui nous sont de plus en plus fréquemment adressés nous renvoie également à cette pulsion de mort (le masculin est requis quoique les cas habituels d’anorexie concernent les jeunes filles dans la mesure où nous avons eu récemment à prendre en charge un jeune garçon). De fait, leur état physique est le plus souvent très préoccupant au moment de l’admission dans le service ou dans les premiers temps de l’hospitalisation, le pronostic vital pouvant être rapidement engagé en l’absence de mesure de ré nutrition sous surveillance médicale étroite.

Autre vaste domaine pour lequel la pédiatrie se trouve de plus en plus sollicitée, celui que de façon très générale on peut ranger sous la rubrique des « Troubles des conduites ». Le rapprochement avec la pulsion de mort tient dans ces cas à la violence dirigée contre les autres ou contre soi-même, aux conduites à risque, à la rupture des liens avec la famille en premier lieu et avec la société de façon plus générale.

Le recours aux Urgences pédiatriques est en effet de plus en plus fréquent pour des enfants ou des adolescents qui présentent des crises d’agitation et des comportements agressifs. La répétition est habituelle dans ces situations et, élément particulièrement inquiétant, rien ne semble en mesure d’enrayer la dérive de ces jeunes : déscolarisation, conduites dyssociales, toxicomanie, fugue, violences et autres passages à l’acte…

Ont beau être mobilisés les différents professionnels – psychiatre, psychologue, assistante sociale, éducateur, enseignant… – et les différentes institutions, – éducation nationale, secteur sanitaire avec les CMP et les services hospitaliers spécialisés, secteur médico-social et ses établissements de type SESSAD ou ITEP, services sociaux avec ses mesures éducatives et ses mesures de placement, justice avec les Juges des enfants et les services qui en dépendent, voire les forces de police ou de gendarmerie, rien n’y fait.

Ces comportements déviants peuvent s’observer chez des adolescents de plus en plus jeunes, dès 12-13 ans, chez les garçons comme chez les filles. Quel avenir pour eux ? Leur fragilité psychologique ne risque-t-elle pas d’en amener certains, un jour prochain, à commettre l’irréparable, sous l’influence de quelqu’autre fanatique ?

Une jeune lycéenne a récemment été admise dans le service après s’être vantée auprès de ses camarades d’être prête « à mourir pour Daech » tout en ajoutant « Je nique la France », ce qui dans le contexte actuel, tout le monde peut en convenir, est particulièrement mal venu et ce qui lui a valu une mesure d’exclusion de son établissement scolaire. Simple provocation de sa part sans doute, mais qui interroge.

Que peut apporter le service de pédiatrie pour ces adolescents suicidaires, ces anorexiques, ces jeunes aux conduites déviantes ? Peu et beaucoup à la fois, sans doute… Retisser des liens, ré insuffler du plaisir, de la légèreté, un peu d’humour… ré injecter de la vie en somme.

Les neurosciences expliquées aux enfants (et aux plus grands… )

Vice-versa

Les critiques sont unanimement bonnes à propos de ce nouveau film de Pixar.

Pour n’en citer qu’une, celle de Cécile Mury dans Télérama : « Sous ses allures de divertissement allègre et limpide, sous la brillante texture bonbon des images, se révèle un vrai grand film ambitieux, émouvant et perspicace, sur la construction de l’identité ».

Pas moins !

Il est également loisible de se référer à la chronique du 24/06/2015 de Caroline Eliacheff sur France-Culture : « En 2015, au moment de la sortie, personne n’a insisté sur cet aspect jugé peu commercial mais à distance, une fois le succès planétaire assuré, ce film a été considéré comme la première représentation animée du psychisme humain, vu beaucoup à travers les neurosciences et encore un peu à travers la psychanalyse, le tout, à destination du grand public ».

On y retrouve en effet bien des notions développées par les neuroscientifiques au cours de ces dernières années avec en particulier une figuration de la plasticité cérébrale. Le rôle primordial des émotions et de la mémoire, l’importance des premières interactions dans la constitution du psychisme y sont bien soulignés… Il y est même fait référence à la notion freudienne un peu plus datée de subconscient.

Comme quoi, neurosciences et psychanalyse peuvent parfois cohabiter en bonne intelligence… Je vous renvoie sur ce thème à quelques écrits personnels (déjà un peu datés eux-aussi)

Agenda culturel

Lectures, rencontres, débats…

Présentation_Livre

Jacques DILL & Marcel SASSOLAS
pour une rencontre autour de l’ouvrage
Douze rencontres en terrain psychotique
paru aux éditions Erès – 2015

Lundi 11 mai 2015 à 19h00

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Présentation_Livre1

Jean-Jacques RITZ
pour une rencontre autour de l’ouvrage
Le petit Freud illustré
paru aux éditions de l’Opportun – 2015

Jeudi 4 juin 2015 à 19h00

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LIEULe bal des ardents – 17 rue Neuve – 69001 Lyon – 04 72 98 83 36 –  baldesardents@gmail.com

Pour en savoir plus : cliquez ici 

Corps et graphisme – Jean Broustra

Image_Corps_et_graphisme

 

Prochaine parution :

CORPS ET GRAPHISMES
Un livre de 140 pages de plus de 200 photographies et un DVD
Auteur : Jean BROUSTRA
Préface de Claude STERNIS
Ed. Scriptures

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Jean Broustra raconte une expérience de 25 ans dans des ateliers thérapeutiques au centre hospitalier de Libourne et dans des dispositifs de formation en France et en Europe.
Il décrit de nombreuses situations référées à de photos et à des séquences filmées en 1995 par la réalisatrice Annie Coudert.

Pour en savoir plus : Bon de souscription

La société du burn out / France Inter – La Tête au Carré

Image_BurnOut

1ère rencontre de la recherche en soins – 22 janvier 2015

 GRSI

Le centre hospitalier de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or s’est positionné depuis plusieurs années dans l’accompagnement puis la promotion de la recherche en soins. Cette dynamique nouvelle dans notre champ disciplinaire s’est appuyée sur la coproduction en 2012 par le GRSI (Groupe de recherche en soins infirmiers) de son rapport de recherche sur « l’impact de l’informel dan s le travail infirmier en psychiatrie ».

La reconnaissance de cette démarche au niveau du Centre Hospitalier s’est traduite par la mise à disposition de locaux dédiés en mars 2014. Cette base pérenne stabilise les opérations de communication autant que les activités du groupe. Elle offre un lieu d’accueil propice à la diffusion d’une culture, d’une dynamique et d’une politique de recherche en soins ainsi qu’à la mise en place d’un lieu de rencontre et d’échange.

D’ores et déjà, cette dynamique se retrouve à plusieurs niveaux :
– A un niveau local avec la mise en place d’un groupe en formation aux méthodologies de recherche et dont les participants seront demain ses nouveaux ambassadeurs ;
– A un niveau régional avec la mise en place en 2015 d’un Centre ressource des métiers de la psychiatrie dont un de ses volets assurera la promotion de la recherche en soins ;
– A un niveau international francophone avec la participation de partenaires belges et de représentants suisses.

Retrouvez plus d’information sur la 1ère rencontre de la recherche en soins :
Programme_22_janvier_2015
Affiche_GRSI

 

Le jeu du fort – da revisité

Bobine Propos introductif à la journée « Deux temps, trois mouvements » du 21/11/2014

Mon propos de ce jour pourrait correspondre à une forme de test susceptible de mesurer la flexibilité mentale et les capacités de décentration des sujets qui accepteraient de s’y soumettre.
Dans les fonctions exécutives, la flexibilité mentale renvoie à la capacité de changer de tâche ou de stratégie mentale et à passer d’une opération cognitive à une autre. Elle permet l’adaptation aux imprévus, la correction des erreurs, le passage d’une tâche à l’autre… La décentration correspond au fait de se placer dans la perspective d’autrui. Elle permet au sujet d’échapper à toute forme de subjectivité déformante, parce que « égocentrée », pour atteindre des formes variées d’objectivité dans le rapport au monde ou à autrui.
Dans ce test, aujourd’hui, c’est vous qui tiendrez le rôle de cobaye.
Pour cela, je vous propose tout d’abord de partir d’un écrit de Freud dans son recueil « Au-delà du principe de plaisir ». Freud est un médecin qui a exercé à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. Initialement neurologue, il a fait divers travaux de recherche sur le système nerveux et l’anatomie du cerveau ; il a écrit des articles portant sur les paralysies et les aphasies ; par la suite, il a entrepris de soigner des hystériques, d’interpréter les rêves, il s’est intéressé aux lapsus, oublis et actes manqués, phénomènes qu’il a regroupés sous le terme de « Psychopathologie de la vie quotidienne ». De là est née à Vienne, en Autriche, une discipline qui a connu une formidable expansion dans le monde durant une grande partie du XXe siècle, la psychanalyse. Au cours des dernières décennies, malgré la concurrence de disciplines et de psychothérapies d’apparition plus récentes telles que les neurosciences ou les thérapies comportementales et cognitives, malgré de très vives critiques dont elle fait l’objet, la psychanalyse conserve encore de très fervents partisans.
L’article de Freud en question s’intitule : « Le jeu du fort da » et il a donné lieu à de nombreux commentaires de la part des psychanalystes. Il a été écrit après qu’il ait observé chez son petit-fils Ernest alors âgé d’un an et demi, un jeu répétitif qui consistait à jeter une bobine loin de lui et à la ramener ensuite vers lui grâce au fil qui y était rattaché. Ce jeu s’accompagnait d’une certaine jubilation et de vocalisations : « o-o » entendu comme « fort » lorsque le petit Ernest jetait la bobine et « da » lorsqu’il la ramenait à lui en tirant sur le fil. Ces vocalisations ont pu être traduites par « là-bas » et « là ».
Freud interprète ce jeu de la façon suivante : il suppose que pour l’enfant, le fait de jeter la bobine loin, puis de la ramener à lui, correspond à une transposition de l’alternance absence / présence de sa mère auprès de lui. Ce jeu pourrait s’apparenter à une forme de conjuration par rapport à l’angoisse que peut susciter chez lui l’absence de la mère. Ce que dans la réalité, l’enfant subit passivement avec déplaisir, dans le jeu, il le reproduirait mais en y prenant une part active et avec plaisir. Les vocalisations qui accompagnent l’activité de l’enfant sont pour les psychanalystes le témoin d’un processus de symbolisation, d’une intégration dans le psychisme de représentations de l’alternance absence / présence de la mère par l’opposition des deux signifiants fort / da.
Maintenant, je vous propose de laisser tranquille la mère, d’oublier ses va-et-vient auprès de son enfant et les angoisses de séparation qui peuvent en découler en vous intéressant à l’aspect purement moteur de l’activité de ce dernier.
Ne peut-on voir simplement dans la répétition du mouvement de l’enfant un exercice qui viserait à améliorer ses performances motrices, à l’instar d’un sportif qui s’entraîne ou d’un musicien qui travaille ses gammes ? Et l’on sait à quel point, aussi bien pour le sportif que pour le musicien, il est nécessaire de répéter et répéter encore un geste pour parvenir à parfaitement le maîtriser.
Outre l’habileté motrice que l’enfant pourrait ainsi acquérir par cet exercice, cela lui permettrait une plus grande maîtrise de l’espace qui l’entoure avec en particulier la différenciation entre un espace proche, qui lui est directement accessible simplement en tendant le bras et un espace éloigné qui lui ne l’est pas.
L’artifice de la ficelle lui permet d’avoir une action sur un objet situé dans l’espace éloigné, sans avoir à se déplacer et sans le concours d’un tiers, comme cela est très fréquemment le cas dans ce type de jeu où l’enfant jette un objet afin que l’adulte le ramasse et le lui redonne, une activité dont l’adulte se lasse habituellement avant l’enfant.
Dans cette nouvelle perspective, la jubilation de l’enfant peut se rapporter à la maîtrise qu’il acquiert ainsi sur les objets, sur l’espace et au gain d’autonomie qui en résulte par rapport à l’adulte.
Il est également remarquable qu’au geste se joint la parole, laquelle vient précisément marquer cette différence dans l’espace environnant entre ce qui est proche et ce qui est loin. D’autres oppositions lui permettront plus tard de mieux se repérer dans l’espace : devant / derrière, dessus / dessous, droite / gauche…
Cette association du geste et de la parole peut ouvrir sur de très nombreux questionnements : on peut se rappeler par exemple que les aires motrices et les aires du langage sont très proches au niveau du cortex frontal et que cette proximité neuroanatomique joue peut-être un rôle… On peut se rappeler également que certaines techniques de rééducation orthophonique et certaines méthodes pédagogiques pour les jeunes enfants ou les enfants intellectuellement déficients utilisent avec succès le geste pour faciliter le développement du langage…
Je laisse ouvertes toutes ces questions et bien d’autres, en imaginant que les intervenants dans cette journée « Deux temps, trois mouvements » pourront apporter des éléments de réponse…
et en espérant également ne pas vous avoir soumis à une trop rude épreuve par les contorsions intellectuelles que je vous ai imposées.

Nouvelles publications

Nouvelles parutions d’ouvrages,
dont les auteures sont membres du personnel
du centre hospitalier de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or (69)

Appelez-moi plumeMarie Le Bars, praticien hospitalier
« Appelez-moi plume : les petits et grands mots autour de l’anorexie »
Editions Fabert – 2014 –
« Appelez-moi Plume raconte le vécu d’un soin de l’anorexie. Ecrit sous la forme d’un abécédaire, vous n’y trouverez pas les vingt-six lettres de l’alphabet mais vingt-six regards différents portés sur la maladie. Regards différents mais qui se complètent. Lettre par lettre se dévoile l’histoire de Lucia, jeune fille de dix-huit ans. Le plus souvent c’est elle la narratrice. Cependant son entourage proche prend tour à tour la parole, et c’est ainsi que père, mère, frère, amie et thérapeute s’expriment sur leurs peurs, leurs incompréhensions et leurs espoirs. La route vers la guérison est longue et difficile mais cherchez bien à travers ces mots la présence de la lumière au bout du tunnel. » [Résumé d’éditeur]

La memoireClaudia Infurchia, psychologue
Préface : René Roussillon
« La mémoire entre neurosciences et psychanalyse – Au cœur du souvenir »
Editions Erès – La vie de l’enfant – 2014 –
« Au croisement des modèles théoriques, cet ouvrage propose une étude sur la mémoire, son fonctionnement et ses troubles, dans une double lecture, celle de la psychanalyse et celle des neurosciences avec le maillon intermédiaire de la psychologie développementale précoce. Sans amalgame ni clivage, l’auteur fait apparaître des correspondances entre concepts relevant d’épistémologies différentes, entre fonctionnement cérébral et fonctionnement psychique. Les neurosciences comme la psychanalyse mettent en perspective la dynamique et les enjeux des processus mnésiques. Des vignettes cliniques autant du côté de l’enfant que du côté de l’adulte illustrent, dans le sillage de Winnicott, la continuité dans le développement du sujet. Cet ouvrage est utile à tous les cliniciens engagés dans l’accompagnement et le soin des formes de pathologie qui mêlent les influences neurobiologiques et plus directement psychologiques. Il leur permet d’oser maintenir leur positionnement clinique, tout en évitant de tomber dans le déni du poids de la biologie. » [Résumé d’éditeur]

SquigleOdile Dupoyet-Mettling, psychologue
Préface : Anne Savi – Postface : Jean-Marc Talpin
« Squiggle – Chronique d’un atelier »
Fage Editions – 2014 :
« La question existentielle de l’habiter, du construire et du se construire, soulevée en partie par Heidegger, nous interpelle doublement en tant qu’humain et soignant. Comment amener des personnes en mal de différenciation à émerger comme sujets dans un espace où ce qui serait de l’un serait aussi de l’autre non pas confusément mais inter-subjectivement ? Un tel espace, hormis le cadre et le dispositif, n’a pas d’existence objective. Il n’existe réellement que par et pour les sujets qui le construisent et c’est parce qu’ils l’investissent qu’ils peuvent l’habiter et se sentir habités par lui en retour. Qu’en est-il dès lors du se construire ? La question, éminemment problématique, reste cependant ouverte. C’est dans cet ouvert que prend forme l’atelier Squiggle conçu par Odile Dupoyet-Mettling et œuvré avec deux patients en mal de lieu où habiter. » [Résumé d’éditeur]