Actualité sur les ondes… à écouter ou podcaster…

   Quelques émissions audio à signaler :

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  • Sur le site de France Culture, l’émission « La naissance de l’hystérie« . Dans le cadre de l’émission « Les nouveaux chemins de la connaissance », Adèle Van Reeth reçoit Georges Didi Huberman, historien de l’art et philosophe qui enseigne à l’EHESS.
    59 minutes à écouter : ici
  • Radio Libertaire dans son émission « L’Entonnoir » interviewe André Bitton en sa qualité de président du CRPA, sur la QPC du 20 avril 2012, sur l’internement psychiatrique en général, du point de vue de la contestation juridique (sur le site du CRPA : cercle de réflexion et de proposition d’actions sur la psychiatrie)
    Fichier mp3 : ici
  • Sur le site de France Culture, l’émission « Suffit-il d’expliquer le corps pour comprendre l’esprit ? « . Dans le cadre de l’émission « Les nouveaux chemins de la connaissance », Adèle Van Reeth reçoit Olivier Verdun, professeur de philosophie
    59 minutes à écouter : ici
  • Sur le site de France Culture, l’émission « Le sexe sous tous ses rapports : L’émergence de la sexualité selon Michel Foucault« . Dans le cadre de l’émission « Les nouveaux chemins de la connaissance », Adèle Van Reeth reçoit Arnold Davidson pour évoquer l’émergence de la sexualité selon Michel Foucault.
    59 minutes à écouter : ici
  • Sur le site de France Culture, l’émission « Le sexe sous tous ses rapports : Lacan : « il n’y a pas de rapport sexuel« . Dans le cadre de l’émission « Les nouveaux chemins de la connaissance », Adèle Van Reeth reçoit Paul-Laurent Assoun, psychanalyste, professeur à l’université de Paris VII, et membre de l’UMR CNRS psychanalyse et pratiques sociales.
    59 minutes à écouter : ici
  • Sur le site de France Culture, l’émission « Sartre avec Lacan« . Dans le cadre de l’émission « Les nouveaux chemins de la connaissance », Adèle Van Reeth reçoit Clotilde Leguil, philosophe et psychologue de formation psychanalytique
    59 minutes à écouter : ici
  • Sur le site de France Culture, l’émission « Winnicott le psychanalyste pour tous« . Dans le cadre de l’émission « Les nouveaux chemins de la connaissance », Adèle Van Reeth reçoit Michel Gribinski
    59 minutes à écouter : ici
  • Sur le site de France Culture, l’émission « Qu’est ce que l’automatisme mental ?« . Dans le cadre de l’émission « Les nouveaux chemins de la connaissance », Adèle Van Reeth reçoit Jean-Marc Faucher et Thierry Jean, psychiatres et psychanalystes
    59 minutes à écouter : ici

 

Émerveillez-vous !

Retrouvez sur le site de France Culture, une série d’émissions à podcaster sur le thème de « Émerveillez-vous ! »

Émission radiophonique : « Les nouveaux chemins de la connaissance« , d’une durée moyenne de 50 minutes, présentées par Adèle Van Reeth et Philippe Petit.

Émerveillez-vous ! 1/4 : Qu’est-ce que l’émerveillement ?
Pour commencer ce cylce d’émissions, Adèle Van Reeth reçoit Michael Edwards, professeur au Collège de France, philosophe, poète et traducteur, à propos de la notion d’émerveillement.
A écouter ici

Émerveillez-vous 4/4 : Psychanalyse des contes de fées
Adèle Van Reeth reçoit Paul Denis, psychanalyste et membre titulaire de la Société psychanalytique de Paris, pour évoquer la Psychanalyse des contes de fées de Bruno Bettelheim.
A écouter ici

Émerveillez-vous ! 3/4 : Tolkien le merveilleux
Invités : Anne Besson,  maître de conférences à l’Université d’Artois à Arras et Vincent Ferré, maître de conférences à Paris XIII, à propos de l’univers merveilleux de Tolkien.
A écouter ici

Émerveillez-vous ! 2/4 : Alice au pays des merveilles
Adèle Van Reeth reçoit Ali Benmakhlouf à propos d’Alice au pays des merveilles, de Lewis Carroll
A écouter ici

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A signaler également sur le site de France Culture l’émission : « Continent sciences« , présentée par Stéphane Deligeorges.

Les énigmes de la mémoire
Invité : Jacques Ninio, biologiste et Directeur de recherche émérite au CNRS.
« Pourquoi je me souviens. Pourquoi j’oublie ? La mémoire est au carrefour de toutes nos activités mentales. Très intensément étudiée par les sciences actuelles, qu’en est-il de cette faculté ? Sa nature est-elle, aujourd’hui, vraiment élucidée ? La réponse est non. Avec la patience et l’humilité, celle d’un Mendel croisant des variétés de pois, Jacques Ninio s’est livré pendant des années à des centaines de milliers d’épreuves de mémoire visuelle qui lui permettent aujourd’hui, de proposer un modèle inédit du fonctionnement de la mémoire, et sur certains de ces mécanismes intimes. Y-a-t-il là une avancée vers l’énigme véritable : qu’est-ce qui me fait soudain penser à ceci ou à cela ? »
A écouter ici

Le temps dans les psychoses…

La 8ème Journée des psychologues du Vinatier s’est déroulée le 18 novembre 2011 sur le thème « Temps subjectif, temps de la folie, temps maîtrisé »

Jean-Pierre LEBRUN, Psychiatre et psychanalyste, et Fernando LANDAZURI, psychiatre ont accompagné cette journée d’échanges et d’élaboration. Le comédien Laurent VERCELLETTO a proposé des intermèdes littéraires.

Argumentaire :
Différentes temporalités s’entrecroisent dans le travail institutionnel : temps de l’histoire de chacun, temps de la mémoire, temps de l’anticipation …
Entre le temps interne de chaque soignant et celui de la souffrance psychique (temps hors-temps de la psychose, temps suspendu de la dépression …) il y a télescopage.
Dans la psychose où les temporalités s’inversent, s’affolent, se confondent et se compactent, comment le soin psychique peut-il s’essayer à les décondenser ? Que dire du temps du transfert et du temps du récit, toujours en décalage avec le temps de la rencontre ? Et que dire du temps de l’ennui ? Comment articuler le temps nécessaire au déploiement du travail psychique avec une maîtrise du temps ? L’impact du « temps précipité » ne procède pas seulement de la réalité psychique, mais largement aussi de la réalité externe.
Se posent aussi le déni de la mort et le mythe de l’éternelle enfance, à nous comme à nos patients. Le temps imposé serait-il l’envers du temps perdu ?
Quels que soient les temps de la vie (enfance, adolescence, maturité, vieillesse) les temps sociaux institués sont brouillés par l’impasse des sujets à penser les temporalités, temporalités accessibles grâce aux transferts polymorphes souvent énigmatiques. Une grande part de cette énigme forme la complexité de la prise en compte de la folie pour le sujet lui-même et pour le clinicien.
« L’inconscient ignore le temps … » Cette proposition freudienne évoque les méandres du déploiement de la régression et de son retour dans la mémoire : symptôme figé dans la résistance, difficulté à se dégager du présent, hantise hors-temps de l’imaginaire.
Ce repliement des temporalités qui empêche l’idée de l’avenir se complique dans le cadre de la psychiatrie, dans le soin psychique.
L’écoute des patients ne supposerait-elle pas de repérer et d’ouvrir les différentes temporalités en jeu pour arriver à penser ensemble le temps de l’infantile, le temps du sexuel, les rapports au temps de chacun ?
Comment parvenir aujourd’hui à en prendre le temps ?

Fernando LANDAZURI nous propose aujourd’hui le contenu de son intervention : « Le temps dans les psychoses »

Les Nouveaux chemins de la connaissance : une émission à écouter (ou à podcaster)

Animée par Raphaël Enthoven, professeur de philosophie à Sciences Po et à l’Ecole Polytechnique et conseiller de la rédaction de Philosophie Magazine, cette matinale quotidienne d’une heure aborde des thèmes philosophiques et éthiques, mais aussi l’histoire des sensibilités et des mentalités, avec chaque jour un invité différent.

Certaines à ne pas manquer. Par ex. « Etre et temps : Dasein, authenticité, déchéance » avec Philippe Cabestan et  Michael Edwards, à propos de son livre « Le bonheur d’être ici » (Fayard 2011, issu du cours donné au Collège de France en 2007-2008)

Programmes et émissions à écouter ou podcaster sur le site de France Culture.

NB : recommandé par Fernando…

« L’invention du quotidien » Michel de Certeau

 Je sais, c’est du recyclage car j’ai présenté un extrait de ce livre aux « cocktails de lectures » en novembre 2009. Certes, il y avait une bonne trentaine de personnes dans la salle, mais le débat a été intérompu par un vrai cocktail et un buffet qui m’ont laissé sur ma faim… de discussions…     

  Jacques THIBERT

 

Il s’agit d’un recueil de textes écrits par Michel de Certeau entre 1974 et 1978, sur une commande du ministère de la culture. Anticonformiste, pluridisciplinaire, historien de formation, philosophe, il côtoie aussi la psychanalyse et Jacques Lacan plus particulièrement puisqu’il rejoint  son « école freudienne ».

Contexte : les années 70,  période de débats idéologiques forts.

Une époque où l’on pourrait déceler avec le recul, un soupçon de paranoÏa, mais qui, contrairement à aujourd’hui, était tout sauf naïve.

On y parlait de classe dominante et de classe dominée, de culture dominante subie par les classes dominées (Bourdieu).

Pour exemple, on estimait, avec Michel Foucault, (surveiller et punir)  que l’espace, l’architecture étaient pensés par les pouvoirs politiques, économiques, capitalistes…

Michel de Certeau s’inscrit dans ce courant de pensée, et s’en démarque à la fois. En s’intéressant aux gens ordinaires, à leurs pratiques sociales, culturelles, il définit des stratégies créatrices d’espaces de liberté, des arts de faire : c’est l’invention du quotidien.

Pour s’approprier les espaces organisés, pensés par les classes dominantes, les gens ordinaires font preuve de sagacité, débrouillardise, ont le sens de l’opportunité, détournent les objets, réagencent leur territoire,  tels sont les manières de créer, d’inventer au quotidien.

Michel de Certeau décline en fait l’idée que dans un espace ordonné pour être maîtrisé,  il y a toujours moyen d’échapper au « carcéral ».

A titre d’exemples, voici quelques pratiques passées en revue par l’auteur, que « les dominants » ont tenté de contrôler … et que le quidam détourne, s’approprie en explorant des usages imprévus…

Marcher dans la ville :

… « L’acte de marcher est au système urbain ce que l’énonciation est à la langue ou aux énoncés proférés… « le marcheur transforme en autre chose chaque signifiant spatial. Et si, d’un côté, il ne rend effectives que quelques-unes des possibilités fixées par l’ordre bâti (il va ici, mais pas là), de l’autre il accroît le nombre des possibles (par exemple, en créant des raccourcis ou des détours) et celui des interdits (par exemple, il s’interdit des chemins tenus pour licites ou obligatoires) . Il sélectionne donc. »

 

Lire : un braconnage

« La logique productiviste, en isolant les producteurs, les a amenés à supposer qu’il n’y a pas de créativité chez les consommateurs » …  « On peut souvent substituer au binôme production-consommation son équivalent et révélateur général, le binôme écriture-lecture. » … « En fait, lire, c’est pérégriner dans un système imposé. »…Des analyses récentes montrent que toute lecture modifie son objet, qu’une littérature diffère d’une autre moins par le texte que par la façon dont elle est lue, et que finalement un système de signes verbaux ou iconiques est une réserve de formes qui attendent du lecteur leur sens. Si donc le livre est un effet (une construction) du lecteur, on doit envisager l’opération de ce dernier comme une sorte de lectio, production propre au lecteur. »

 

Là, je me suis dit que cette approche des pratiques quotidiennes pouvait nous permettre de repenser les usages dans l’espace du soin. Repenser la notion de cadre, et des transgressions : S’agit-il de déviance, de perversion ?  Une autre lecture pourrait y déceler « des inventions du quotidien » et libérer des sens insoupçonnés…

P.S. Il se pourrait que la thématique de l’ouvrage  intéresse le groupe de recherche sur « les interstices »…  Jean-Paul ?