Ecritures de la psychose

Ecriture de la psychose

 Jeudi 27 février 2014 à 19 heures

A l’occasion de la parution de

Écritures de la psychose :
folie d’écrire et atelier d’écriture

Ed. La Rumeur libre

Présentation par l’auteur : Bernard Cadoux, psychologue clinicien
suivie d’une discussion
avec la participation de Anne Brun, professeur de psychologie à Lyon II

.

Que peut la folie d’écrire contre le risque de démantèlement psychotique ?
Quel recours l’écriture offre-t-elle aux malades qui la pratiquent spontanément ou au sein d’un atelier ?
Permet-elle à chacun de recoller les morceaux d’une identité perdue ou au contraire de multiplier ses doubles jusqu’à se perdre ?
Bernard Cadoux explore les motifs qui font de la folie d’écrire un véritable rempart contre la psychose,
en prenant appui sur son expérience clinique et la lecture assidue de ces écrivains de la folie que sont Rodanski, Artaud et Pessoa

Lieu : Librairie Le Bal des Ardents – 17 rue Neuve – 69001 Lyon 
Pour suivre l’actualité de la librairie : cliquez ici

Le temps dans les psychoses…

La 8ème Journée des psychologues du Vinatier s’est déroulée le 18 novembre 2011 sur le thème « Temps subjectif, temps de la folie, temps maîtrisé »

Jean-Pierre LEBRUN, Psychiatre et psychanalyste, et Fernando LANDAZURI, psychiatre ont accompagné cette journée d’échanges et d’élaboration. Le comédien Laurent VERCELLETTO a proposé des intermèdes littéraires.

Argumentaire :
Différentes temporalités s’entrecroisent dans le travail institutionnel : temps de l’histoire de chacun, temps de la mémoire, temps de l’anticipation …
Entre le temps interne de chaque soignant et celui de la souffrance psychique (temps hors-temps de la psychose, temps suspendu de la dépression …) il y a télescopage.
Dans la psychose où les temporalités s’inversent, s’affolent, se confondent et se compactent, comment le soin psychique peut-il s’essayer à les décondenser ? Que dire du temps du transfert et du temps du récit, toujours en décalage avec le temps de la rencontre ? Et que dire du temps de l’ennui ? Comment articuler le temps nécessaire au déploiement du travail psychique avec une maîtrise du temps ? L’impact du « temps précipité » ne procède pas seulement de la réalité psychique, mais largement aussi de la réalité externe.
Se posent aussi le déni de la mort et le mythe de l’éternelle enfance, à nous comme à nos patients. Le temps imposé serait-il l’envers du temps perdu ?
Quels que soient les temps de la vie (enfance, adolescence, maturité, vieillesse) les temps sociaux institués sont brouillés par l’impasse des sujets à penser les temporalités, temporalités accessibles grâce aux transferts polymorphes souvent énigmatiques. Une grande part de cette énigme forme la complexité de la prise en compte de la folie pour le sujet lui-même et pour le clinicien.
« L’inconscient ignore le temps … » Cette proposition freudienne évoque les méandres du déploiement de la régression et de son retour dans la mémoire : symptôme figé dans la résistance, difficulté à se dégager du présent, hantise hors-temps de l’imaginaire.
Ce repliement des temporalités qui empêche l’idée de l’avenir se complique dans le cadre de la psychiatrie, dans le soin psychique.
L’écoute des patients ne supposerait-elle pas de repérer et d’ouvrir les différentes temporalités en jeu pour arriver à penser ensemble le temps de l’infantile, le temps du sexuel, les rapports au temps de chacun ?
Comment parvenir aujourd’hui à en prendre le temps ?

Fernando LANDAZURI nous propose aujourd’hui le contenu de son intervention : « Le temps dans les psychoses »