L’ennui : entre désir et virtuel, ailleurs et réalité

 

L’ENNUI : ENTRE DÉSIR ET VIRTUEL, AILLEURS ET RÉALITÉ
Conférence-Débat organisée par l’association Atalante 
Jeudi 10 octobre 2013 à 20h30
Intervenant : Joël CLERGET, psychanalyste, écrivant,
membre affilié de la Société de Psychanalyse freudienne

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Centre Hospitalier – Salle du Château
Rue Jean-Baptiste Perret
69450 Saint-Cyr-au-Mont-d’Or
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L’expérience subjective de l’ennui, phénomène polymorphe, comporte des aspects complémentaires et contradictoires constitués d’un apparent repli sur soi et d’une quête de l’Autre et des autres. L’ennui interroge les dimensions du temps, qui semble long, et de l’espace, celle d’un Ailleurs en nous comme lieu du désir. Réalité virtuelle grosse d’une échappée ou d’une fuite dans l’action, l’ennui nous convoque en fait à la mise en acte d’un mouvement de sortie à l’intérieur de soi-même. L’on s’ennui partout où le désir n’est pas mort…

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Participation : 10€ – 5€ pour les adhérents et les étudiants –
Plus d’informations : Association Atalante – Tél 04 72 42 19 42 – atalante.psy@laposte.net
Bulletin : Inscription_Atalante_Mars2013 Inscription_Atalante_Oct2013 
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Les textes des conférences précédentes sont disponibles en fascicules :

  • N° 1 – A propos de Bettelheim : De crin blanc au cadre noir. L’équitation thérapeutique – 1990
  • N° 2 – Relations précoces et troubles des apprentissages, par Dominique Ginet, Maurice Berger, Renée Laetitia Richaud – 1991
  • N° 3 – La mère et la femme dans la théorie freudienne par Henri Vermorel – 1992
  • N° 4 – L’enfant autiste entre post-kleiniens et organicistes : réflexions psychanalytiques par Denys Ribas – 1993
  • N° 6 – Comment rêvent les enfants ? Par Simone Daymas et Marie Joseph Challamel – 1993
  • N° 7 – Quelle place pour le père ? Par Bruno Mounier – 1994
  • N° 9 – L’adolescent en détresse et l’ultime recours à la secte, par Bernard Chouvier – 1995
  • N° 10 – Considérations ethnopsychologiques sur les représentations culturelles qui soutiennent le face à face parents-enfants, par Jocelyne Huguet Manoukian – 1995
  • N° 11 – Le  soin psychique entre demande des familles et exigences démocratiques, Jean Ménéchal – 1997
  • N° 12 – Le bébé est-il fragile ? Martine Lamour – 1999
  • N° 13 – Adolescences en souffrance, Francis Maqueda – 2001 + Les actes du colloque « La réalité est une fiction) – 2002
  • N° 14 – L’art, l’adolescent et son thérapeute, Renée Laetitia Richaud – 2005
  • N° 15 – La thérapie familiale psychianalytique et ses développements dans le champ institutionnel, Christiane Joubert – 2007.
  • N° 16 – Médication picturale et psychose infantile, Anne Brun – 2010.
  • N° 17 – Humour, folies et rêves : l’art d’arranger le monde, Jean Jacques Ritz -2011.
  • N° 18 – Jouer avec le très jeune enfant, André Carel – 2011.

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Congrès, colloques, journées d’études ?
Retrouvez l’agenda des manifestations en Rhône-Alpes : ici

Le temps dans les psychoses…

La 8ème Journée des psychologues du Vinatier s’est déroulée le 18 novembre 2011 sur le thème « Temps subjectif, temps de la folie, temps maîtrisé »

Jean-Pierre LEBRUN, Psychiatre et psychanalyste, et Fernando LANDAZURI, psychiatre ont accompagné cette journée d’échanges et d’élaboration. Le comédien Laurent VERCELLETTO a proposé des intermèdes littéraires.

Argumentaire :
Différentes temporalités s’entrecroisent dans le travail institutionnel : temps de l’histoire de chacun, temps de la mémoire, temps de l’anticipation …
Entre le temps interne de chaque soignant et celui de la souffrance psychique (temps hors-temps de la psychose, temps suspendu de la dépression …) il y a télescopage.
Dans la psychose où les temporalités s’inversent, s’affolent, se confondent et se compactent, comment le soin psychique peut-il s’essayer à les décondenser ? Que dire du temps du transfert et du temps du récit, toujours en décalage avec le temps de la rencontre ? Et que dire du temps de l’ennui ? Comment articuler le temps nécessaire au déploiement du travail psychique avec une maîtrise du temps ? L’impact du « temps précipité » ne procède pas seulement de la réalité psychique, mais largement aussi de la réalité externe.
Se posent aussi le déni de la mort et le mythe de l’éternelle enfance, à nous comme à nos patients. Le temps imposé serait-il l’envers du temps perdu ?
Quels que soient les temps de la vie (enfance, adolescence, maturité, vieillesse) les temps sociaux institués sont brouillés par l’impasse des sujets à penser les temporalités, temporalités accessibles grâce aux transferts polymorphes souvent énigmatiques. Une grande part de cette énigme forme la complexité de la prise en compte de la folie pour le sujet lui-même et pour le clinicien.
« L’inconscient ignore le temps … » Cette proposition freudienne évoque les méandres du déploiement de la régression et de son retour dans la mémoire : symptôme figé dans la résistance, difficulté à se dégager du présent, hantise hors-temps de l’imaginaire.
Ce repliement des temporalités qui empêche l’idée de l’avenir se complique dans le cadre de la psychiatrie, dans le soin psychique.
L’écoute des patients ne supposerait-elle pas de repérer et d’ouvrir les différentes temporalités en jeu pour arriver à penser ensemble le temps de l’infantile, le temps du sexuel, les rapports au temps de chacun ?
Comment parvenir aujourd’hui à en prendre le temps ?

Fernando LANDAZURI nous propose aujourd’hui le contenu de son intervention : « Le temps dans les psychoses »