Logo_Atalante_2014DE LA LANGUE DITE « MATERNELLE »
A LA LANGUE DU PAYS D’ACCUEIL

Conférence-Débat organisée par l’association Atalante 
Jeudi 20 novembre 2014 à 20h30

Intervenant : Louisa MOUSSAOUI
enseignante en lettres et langage, interprète

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Centre Hospitalier – Salle du Château
Rue Jean-Baptiste Perret
69450 Saint-Cyr-au-Mont-d’Or
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 » Les enfants de la double origine échouent à parler la langue d’accueil parce que la précédente, la langue dite maternelle résiste à se donner, à se laisser parler ». Daniel Sibony

Chacun s’approprie la langue de manière singulière en fonction de ses appartenances tant familiales que sociales. La langue incarne une expérience de vie et détermine la façon dont nous percevons le monde. Elle est liée à notre sentiment d’identité. Un espace s’ouvre pour de nombreux sujets entre deux mondes, entre deux imaginaires, entre deux langues, dans le tissage ou dans la déchirure.

Le souhait de tous est de parvenir, une fois la langue maternelle déshumiliée (de part et d’autre), à une ouverture aux langues, à ce dialogue interne qui permettra d’acquérir n’importe quelle langue sans encourir le risque de perdre la sienne.

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Participation : 10€ – (5€ pour les adhérents et les étudiants)
Plus d’informations : Association Atalante – Tél 04 72 42 19 42 – atalante.psy@laposte.net
Inscription : Bulletin_conférence_Atalante
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Les textes des conférences précédentes sont disponibles en fascicules :

  • N° 1 – A propos de Bettelheim : De crin blanc au cadre noir. L’équitation thérapeutique – 1990
  • N° 2 – Relations précoces et troubles des apprentissages, par Dominique Ginet, Maurice Berger, Renée Laetitia Richaud – 1991
  • N° 3 – La mère et la femme dans la théorie freudienne par Henri Vermorel – 1992
  • N° 4 – L’enfant autiste entre post-kleiniens et organicistes : réflexions psychanalytiques par Denys Ribas – 1993
  • N° 6 – Comment rêvent les enfants ? Par Simone Daymas et Marie Joseph Challamel – 1993
  • N° 7 – Quelle place pour le père ? Par Bruno Mounier – 1994
  • N° 9 – L’adolescent en détresse et l’ultime recours à la secte, par Bernard Chouvier – 1995
  • N° 10 – Considérations ethnopsychologiques sur les représentations culturelles qui soutiennent le face à face parents-enfants, par Jocelyne Huguet Manoukian – 1995
  • N° 11 – Le  soin psychique entre demande des familles et exigences démocratiques, Jean Ménéchal – 1997
  • N° 12 – Le bébé est-il fragile ? Martine Lamour – 1999
  • N° 13 – Adolescences en souffrance, Francis Maqueda – 2001 + Les actes du colloque « La réalité est une fiction) – 2002
  • N° 14 – L’art, l’adolescent et son thérapeute, Renée Laetitia Richaud – 2005
  • N° 15 – La thérapie familiale psychianalytique et ses développements dans le champ institutionnel, Christiane Joubert – 2007.
  • N° 16 – Médication picturale et psychose infantile, Anne Brun – 2010.
  • N° 17 – Humour, folies et rêves : l’art d’arranger le monde, Jean Jacques Ritz -2011.

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Congrès, colloques, journées d’études ?
Retrouvez l’agenda des manifestations en Rhône-Alpes : ici
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Les neurosciences à l’honneur

Nobel médecine 2014Le Nobel de médecine vient récompenser des recherches sur le cerveau

« Le prix Nobel de médecine a été attribué, lundi 6 octobre, pour une moitié à l’Anglo-Américain John O’Keefe, et pour l’autre à un couple de Norvégiens May-Britt Moser et Edvard I Moser. Ils sont récompensés pour leurs travaux qui ont permis de découvrir un système cérébral de « GPS interne », permettant de s’orienter dans l’espace, aussi complexe soit cet environnement ».

Extrait de l’article du Monde du 06/10/2014 : Le Nobel de médecine récompense la découverte d’un « GPS cérébral »

Ceci me donne l’occasion de rappeler une journée organisée par le SESSAD S’Calade avec la participation du CRA et de l’association Autisme Rhône le 21/11/2014 à Cibeins (à proximité de Villefranche sur Saône). Elle porte sur la question du mouvement dans l’autisme.

« Deux temps, trois mouvements » tel en est l’intitulé.

… un thème qui n’est pas sans un certain rapport avec l’objet des recherches des lauréats du Nobel

Un indien dans l’asile

Jimmy PDans un souci de visibilité, je reprends ici sous forme de billet ce que j’avais écrit au mois de septembre dernier sous forme de commentaire simple à l’article « Sortie en Salle le 11 septembre 2013 », ceci suite à la Journée théorico-clinique du Pôle 69I06 qui s’est déroulée le 12/06/2014 sur le thème « Le corps en jeu » et afin de prolonger des débats qui ont pu s’y amorcer.

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« Un indien dans l’asile »,tel aurait pu être le titre de ce film. Le succès commercial en eut été garanti… La qualité du film en lui-même, le jeu des acteurs suffiraient à le recommander vivement, mais il est évident que le thème abordé ne saurait laisser indifférent tout soignant intervenant dans le domaine de la psy.
Il n’est jamais inutile de revenir sur l’histoire de notre discipline et des grands noms qui ont pu la marquer, en l’occurrence, Georges DEVEREUX. Avec cette « psychothérapie d’un indien des plaines », nous nous replongeons sur une période marquée par l’essor de la psychanalyse, au décours de la seconde guerre mondiale, une extension qui la conduit à se confronter à des disciplines connexes telles que l’anthropologie ; l’avènement de l’ethnopsychanalyse et de l’ethnopsychiatrie découlera de cette rencontre. Alors que la psychanalyse se voit tant décriée de nos jours, cela peut apporter un certain réconfort et relativiser la portée de critiques qui lui sont adressées (non que certaines puissent apparaître justifiées toutefois).
Le sentiment d’étrangeté lié tout autant à l’origine du patient qu’au style particulier du thérapeute se conjugue cependant à un sentiment de rassurante familiarité. Certes le cadre des séances est pour le moins chamboulé – point de divan et des interventions de l’analyste s’écartant nettement de la conduite habituelle de la cure – mais nous retrouvons tous les ingrédients qui ont participé à l’édification de la théorie psychanalytique et pour ne citer que quelques exemples, la place de l’interprétation des rêves, la règle des associations libres, les références à la théorie de la séduction ou à la scène primitive, la notion de trauma, le rôle du transfert… et du contre-transfert, car c’est bien la rencontre singulière entre deux sujets qui constitue le moteur de la cure, une rencontre d’autant plus surprenante que ces sujets ne partagent pas la même culture. Écoute attentive et bienveillante, acceptation de l’autre et de sa différence radicale…
S’y retrouve également en bonne place le complexe d’Œdipe dont on connaît le rôle essentiel dans la théorie freudienne. Si la fin de la cure est marquée par la réduction significative des symptômes dont souffre Jimmy P. et l’accession à une meilleure connaissance de lui-même, nul doute que c’est sa capacité à enfin assumer son rôle de père auprès de sa fille qui constitue le point d’aboutissement de son parcours avec son thérapeute, comme nous le suggèrent les dernières images du film.

En contrepoint de mes remarques précédentes, peut être abordé un questionnement omniprésent dans le film et qui reste d’une brûlante actualité. Le service accueillant Jimmy P. est avant tout spécialisé dans les maladies du cerveau et le premier souci des médecins qui se penchent à son chevet est de rechercher une origine organique aux troubles présentés, compte tenu de ses antécédents de traumatisme crânien.
Ce n’est que devant la négativité des examens réalisés que l’hypothèse d’un trouble psychique est retenue, la nature des symptômes pouvant faire penser à une schizophrénie, diagnostic récusé par Georges DEVEREUX.
Ce dernier a incontestablement une position très singulière par rapport à l’équipe médicale de l’hôpital et il est d’autant plus remarquable que c’est lui qui insiste pour que soit pratiqué un dernier examen afin de s’assurer de l’absence de lésion cérébrale chez le patient, et ce alors que sa psychothérapie est sur le point de se terminer et qu’elle semble avoir permis une résolution des symptômes les plus invalidants.
Certaines questions sur le diagnostic ne peuvent être écartées si l’on veut bien considérer que les moyens d’investigation médicale de l’époque étaient bien moins développés qu’actuellement et que les connaissances scientifiques ont largement progressé depuis.
Il n’est pas certain que les examens para cliniques actuels n’aient pas permis de déceler des lésions invisibles ou des troubles paroxystiques insoupçonnables avec les moyens d’alors : une IRM fonctionnelle ou des méthodes plus sophistiquées d’enregistrement EEG auraient peut-être pu se révéler positives.
En l’absence de lésion anatomique objectivable, l’existence d’un trouble fonctionnel ne peut davantage être exclue … Les maux de tête accompagnés de troubles visuels (baisse de l’acuité visuelle, phosphènes) et autres désordres neurologiques survenant sur un mode paroxystique peuvent se rencontrer dans certaines formes de migraine ou d’épilepsie partielle dont l’identification peut se révéler mal aisée. Il est encore possible que des traitements médicamenteux dont nous disposons à l’heure actuelle aient pu apporter un certain soulagement au patient.
Il pourrait certainement être instructif de recueillir l’avis d’un neurologue d’aujourd’hui à propos du cas de Jimmy P.
Que conclure sinon que les relations entre psyché et soma sont complexes et que nous ne pouvons nous contenter d’une opposition radicale entre causalité psychique et origine organique ; l’une n’exclut pas l’autre et la persistance d’un doute sur le diagnostic ne vient pas invalider l’approche psychothérapique : d’une part, celle-ci se révèle efficace et d’autre part son efficacité ne peut se réduire à la disparition des symptômes… Dans l’analyse, « la guérison survient de surcroît » a-t-on coutume de rappeler.

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Bon Dieu de bon Dieu !

qu-est-ce-qu-on-a-fait-au-bon-dieuLe film m’avait été chaudement recommandé par ma secrétaire et il connaît visiblement un vif succès auprès du grand public, je veux parler de la comédie de Philippe de Chauveron, « Mais qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? », promise à égaler les records de fréquentation de « Bienvenue chez les Ch’tis » ou « Intouchables ». Effectivement, la salle de cinéma était comble le soir où je me suis décidé à aller le voir, des jeunes et des moins jeunes… Certes il ne s’agit pas d’un chef d’œuvre cinématographique impérissable, mais le fait que ce film puisse rencontrer un écho aussi favorable auprès d’un public aussi varié m’a paru finalement très réconfortant, en ces temps où par ailleurs se développent de manière inquiétante intégrisme, communautarisme et autre extrémisme de tout poil. J’avoue aussi ne pas avoir été insensible à certains traits d’humour ou encore à des personnages secondaires tels que le curé ou le psy de service : la caricature de ce dernier est assez fine avec une écoute bienveillante qui se limite à l’art de retourner à l’envoyeur les questions qui lui sont adressées : « Et vous, qu’est-ce que vous en pensez ? ».
J’ajoute que certains faits récents de l’actualité soulignent à quel point cette comédie touche à des questions sensibles comme le prouve l’article de Jean-Loup Amselle (Anthropologue, professeur à l’EHESS) paru sur Le Monde.fr en ce 14/05/2014 : Honteux procès en francité de Christiane Taubira. Ceux qui ont vu le film auront bien sûr en tête le moment très savoureux où La Marseillaise est reprise en chœur par les gendres de M. et Mme Verneuil.
Et vous, qu’est-ce que vous en pensez ?
Nom-de-dieuAutre sujet qui n’est pas sans un certain rapport avec le premier, le dernier livre de Philippe GRIMBERT – « Nom de dieu ! ».
« Mais qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu ? » aurait pu parfaitement convenir comme titre. Philippe GRIMBERT est psychanalyste, d’obédience lacanienne. Pour ceux qui se sont intéressés un peu à l’œuvre de Lacan sans jamais vraiment réussir à trop la comprendre, ce qui est mon cas, je crois que vous avez là l’occasion de saisir sur un mode ma foi très plaisant la notion de « grand Autre ». Même si vous ne vous y intéressez pas, je vous conseille la lecture de ce roman plein d’humour.
Pour une présentation de cet ouvrage par son auteur un interview sur France Info

« Le Théâtre parfois ça soigne ! » disait François Rabelais…

Photo_Théatre

Lundi 17 mars 2014,
le Centre hospitalier de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or
accueillait une cinquantaine de personnes (professionnels de santé, artistiques et culturels),
dans le cadre de la SISM :
semaine d’information sur la santé mentale

Cette journée de réflexion avait pour thème Théâtre pour se (dé)construire ? : rencontre entre le théâtre comme art et genre littéraire ; le théâtre comme médiation thérapeutique utilisée par les soignants auprès de patients/acteurs.

De tout temps, depuis l’origine sans doute, le théâtre et le soin psychique entretiennent des relations privilégiées. La psychanalyse a trouvé dans le théâtre quantité de matériaux. Les grands aliénistes et pionniers de la psychiatrie l’on utilisé. A l’inverse, la représentation de la folie au théâtre est le fond commun où vont puiser les grands auteurs. Plus généralement, il n’y a pas de spectacle de théâtre sans représentation d’une difficulté à être, et à être ensemble.

Praticiens du soin psychologique proposant du théâtre à des adolescents, nos réflexions ont été concentrées sur cet âge de la vie. Les vacillations identitaires propres au jeu du comédien ont pu être explorées en regard de la vacillation identitaire caractéristique de l’adolescence.

Des temps forts d’échanges et de partage d’expériences, des témoignages d’équipes soignantes, de comédiens, metteurs en scène impliqués dans l’accompagnement d’adolescents en souffrance psychique.

Une discussion et débat avec la salle a pu avoir lieu, animé par Mme Eschapasse, docteur en psychologie clinique et directrice de l’association Artcréation-Mot de passe

Une prochaine session de formation sur la thématique
« Approche clinique des médiations artistiques :
dans le champ social, éducatif et thérapeutiques
 »
se déroulera du
20 au 23 mai 2014

Pour en savoir + :
Brochure_formations_2014 
Calendrier_Formations_2014-2016
Liste des textes accessibles sur commande : Conférences_Mot-de-passe
Renseignements :
110, rue Monge 75005 Paris
Tél : 01 46 34 23 25
Mail : arcreation-mot-de-passe@orange.fr
Site internet : cliquez ici 

Bibliographie proposée par le centre de Documentation du CH St-Cyr dans le cadre de cette journée : Biblio_Théâtre_SISM_2014          .

 

« Augustine » de Alice Winocour

Ciné_PsySoirée CinéPsy Club

Mercredi 2 avril 2014 à 20h00

 

Centre Hospitalier
de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or

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Soirée Projection-Débat organisée par Atalante et Grepsy-Conférences

Discussion animée par Adama Boulanger, psychanalyste, créatrice de l’atelier Cinéma & Psychanalyse (Hôpital de la Pitié-Salpêtrière – Paris)

Synopsis : Paris, hiver 1885. A l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, le professeur Charcot étudie une maladie mystérieuse : l’hystérie. Augustine, 19 ans, devient son cobaye favori, la vedette de ses démonstrations d’hypnose. D’objet d’étude, elle deviendra peu à peu objet de désir.

Lieu : Salle du Château – Centre hospitalier, rue Jean-Baptiste Perret, 69450 Saint-Cyr-au-Mont-d’Or

Renseignements : 04 72 42 19 42 ou 04 37 90 10 10 (poste 2900)
Inscription préalable conseillée avant le 24 mars 2014

Affiche et bulletin d’inscription : cliquez  Ici

Autisme, prière de ralentir

Calades

Autisme - Bruno GEPNERNous avions eu le plaisir d’accueillir Bruno GEPNER lors de la journée de novembre 2012 organisée par le SESSAD S’Calade sur la question de la temporalité : « Avec le temps« . Il vient de publier un nouveau livre sur le sujet qu’il avait alors développé.  C’est encore avec un très grand plaisir que, dans le prolongement de son intervention d’alors, nous lui faisons aujourd’hui un peu de publicité

Le mot de l’éditeur

« Dans ce livre, le professeur Bruno Gepner propose une approche prometteuse de l’autisme en s’appuyant sur l’évolution des connaissances en génétique et en neurosciences, et sur l’essor de nouvelles applications thérapeutiques. En effet, pour de nombreuses personnes autistes, le monde « va trop vite » ! Ce décalage temporel entre le rythme du monde extérieur et celui de leur monde intérieur induit chez elles du stress, des difficultés de compréhension et de communication, des désordres émotionnels et…

Voir l’article original 95 mots de plus

Deux temps, trois mouvements

Image« Deux temps, trois mouvements », c’est le titre retenu pour une journée organisée par le SESSAD S’Calade (APAJH), en lien avec le Centre de Ressources Autisme Rhône Alpes et l’association Autisme Rhône. Il est prévu qu’elle se déroule le vendredi 21 novembre 2014 à Cibeins, dans l’Ain, à proximité de Villefranche sur Saône.

En voici l’argument :

« Lors d’une précédente journée organisée en novembre 2012 et intitulée « Avec le temps », nous avions évoqué la question de la temporalité dans l’autisme et c’est assez naturellement que nous avons souhaité prolonger nos réflexions en abordant le thème du mouvement qui peut y être aisément associé. Si l’intérêt de ce thème nous semble évident, sans doute est-il difficile d’en résumer les différents aspects.

La question de la motricité est une question passionnante et les progrès des neurosciences ont permis une connaissance approfondie des mécanismes en jeu. Les données récentes en ce domaine remettent en cause les visions un peu simplistes du fonctionnement du système nerveux telles celles qui nous feraient considérer un modèle avec des afférences sensorielles qui transmettraient des informations au cerveau, un traitement de ces informations par le cerveau et une réponse motrice appropriée qui en découlerait. Un point essentiel est à souligner, l’intrication étroite entre le domaine de la sensorialité et celui de la motricité à toutes les étapes du processus, depuis la perception jusqu’à l’action. Cela vient faire écho à la notion piagetienne d’intelligence sensorimotrice, qui se construit au travers des premières interactions du bébé avec son environnement. De cette étroite intrication entre sensorialité et motricité, plusieurs illustrations peuvent être données :

  • le bon fonctionnement des organes sensoriels impliquent un ajustement permanent au plan moteur, venant garantir une certaine stabilité de la perception, en particulier lorsque l’objet à percevoir et le sujet sont en mouvement l’un par rapport à l’autre.

  • la vision d’un objet va permettre d’en appréhender certaines de ses propriétés physiques, telles sa forme, sa couleur, sa position dans l’espace. Mais il y aura dans le même temps une simulation du mouvement qui serait nécessaire pour s’en saisir ou pour en faire usage, que ce mouvement soit ou non réalisé ultérieurement et cette simulation participe à la connaissance que le sujet peut avoir de l’objet.

  • le rapprochement peut être fait avec les neurones miroirs, lesquels simulent l’action d’autrui sans que celle-ci ne soit effectuée, une simulation qui concourt à la perception de ses intentions, voire de ses émotions, l’empathie pouvant procéder de ce mécanisme.

  • avant même un début de mise en jeu de la motricité, une simulation est donc faite par le cerveau de l’acte moteur et, tout au long de sa réalisation, les organes sensoriels vont contrôler son déroulement en indiquant s’il est conforme ou non à son anticipation. En cas de défaut de concordance entre l’action réalisée et la prévision faite, un ajustement, une correction de trajectoire seront alors possibles.

Pour de plus amples développements sur toutes ces questions, il est intéressant de se référer au livre d’Alain BERTHOZ, « Le sens du mouvement » dont nous ne pouvons que recommander la lecture.

Chez l’enfant autiste, les études en neuroimagerie montrent un défaut de connexions entre les aires corticales, ce qui assez logiquement laisse supposer une incapacité à intégrer les différentes composantes au plan sensoriel et moteur d’où peuvent découler certaines particularités observées dans son comportement.

Mais l’attention portée au mouvement ne saurait se focaliser sur un pur problème de mécanique, de déplacement d’un point à un autre, de trajectoire, de vitesse, d’accélération, de force nécessaire pour son exécution, même si ces aspects revêtent en eux-mêmes une très grande complexité.

Le mouvement est communément sous-tendu par une intention, il correspond à une action du sujet dirigée vers le monde extérieur, vers un objet, voire une interaction lorsque ce mouvement est en direction d’un autre sujet. Or, l’observation du comportement de l’enfant autiste nous montre très souvent des mouvements parasites, des stéréotypies gestuelles qui semblent dépourvus d’intention, qui ne correspondent pas à une action dirigée vers un objet extérieur, encore moins à une interaction avec un autre sujet. Ces conduites bizarres qui peuvent revêtir un caractère répétitif et envahissant se réduisent au contraire à des auto-stimulations ou au déversement d’un trop plein d’excitation.

À partir de ces différents constats, la question qui se pose est bien évidemment de savoir dans quelle mesure la mise en mouvement du corps est susceptible de remédier à certains de ces dysfonctionnements chez l’enfant autiste, ceci au travers les multiples activités et prises en charge que nous pouvons lui proposer. La liste ne peut être exhaustive : psychomotricité, comptine et danse, activité sportive, travail sur l’autonomie autour de tous les actes de la vie quotidienne…

Joindre le geste à la parole… Tout un programme ! Les parents aussi bien que les professionnels en charge d’enfants autistes ont certainement pu vérifier la pertinence de cette expression et combien la mobilisation du corps pouvait faciliter la communication et les interactions ».

Pour suivre l’actualité autour de l’organisation de cette journée, vous pouvez visiter le Blog Calades.

SISM : Information et santé mentale – du 10 au 23 mars 2014 dans le Rhône

en tête 2014

Cette année, la SISM accueillera 74 manifestations dans le Rhône !

Retrouvez tous les événements dans le programme.
N’hésitez pas à télécharger, imprimer et diffuser la version triptyque.

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ARGUMENTAIRE NATIONAL :

L’information sur les questions de santé a été bouleversée par le développement des technologies de l’information. Internet a permis une démocratisation rapide de l’accès à des sources d’information variées et a favorisé le partage des expériences personnelles des patients, via les blogs, sites, chats et forums.

Les acteurs de promotion, de prévention, de soins et d’accompagnement ont du prendre en compte dans leurs pratiques cette évolution majeure.

Si certaines pathologies font l’objet de campagnes de sensibilisation régulières, il n’en est pas de même pour les troubles psychiques. Pourtant ils touchent près d’un quart des français. Et la santé mentale fait partie des cinq priorités de santé publique annoncées dans la récente Stratégie nationale de santé.

Les préjuges négatifs liés aux questions de santé mentale restent très présents dans l’imaginaire collectif et se trouvent souvent renforcés par des faits divers à fort impact médiatique. Les journalistes ont un rôle essentiel à jouer pour informer la population et lutter contre la stigmatisation. Mais ils sont souvent démunis tant le champ de la santé mentale est complexe et diversifié.

Professionnels de santé, du social, de l’éducation, usagers et proches d’usagers, journalistes, élus, citoyens chacun peut agir pour mieux faire comprendre les troubles psychiques et promouvoir la santé mentale

Pour + d’informations : connectez-vous sur le site officiel de la SISM Rhône : cliquez ici